La bière, vous ne l'ignorez pas, est faite à partir du malt. Et le malt, qu'est-ce que c'est ? Tout simplement de l'orge qui a germé. Sans cette céréale, la savoureuse boisson que vous êtes sur le point de consommer n'existerait donc pas.
En tant que brasseurs, nous avons voulu lui rendre un petit hommage. Après tout, nous lui devons bien ça.
Et tout d'abord, un peu d'histoire ! Grâce à des fouilles en Égypte, on a pu établir que l'orge était déjà cultivée il y a 5000 ans. Eh oui, ça ne date pas d'hier ! Il semble qu'elle ait d'abord été cultivée en Éthiopie, au Tibet, au Népal ainsi qu'en Chine...
Ce n'est qu'en 1493 que la culture de l'orge commence en Amérique grâce à Christophe Colomb. Aujourd'hui, cette graminée est cultivée en très grande quantité, surtout en Europe et en Amérique du Nord.
À voir cette céréale, on a du mal à faire le rapprochement avec le malt. Et pourtant, après une opération spéciale appelée le maltage, la transformation a bien lieu. Pour cela, trois étapes sont nécessaires : le trempage, la germination, le touraillage. Ces termes ne vous disent rien ? Pas d'affolement, voyons plutôt en quoi cela
consiste.
Dans un premier temps, le maltage de l’orge est une opération qui permettra de rendre le grain plus friable et plus sucré et donc plus accessible pour le brasseur.
Le trempage des grains d’orge permet une germination de ceux-ci. Cette germination contrôlée est arrêtée par un séchage progressif à l’air chaud, c’est l’opération de touraillage. Plus ou moins longue et chaude, elle produira un malt blond, ambré, caramel... Au-delà, une torréfaction peut être réalisée pour avoir un malt noir.